Saint-Laurent de France - Association nationale
Saint-Laurent de France - Association nationale

Association Nationale des Saint-Laurent de France




www.saintlaurent.info - © Site d’information officiel de l’Association Nationale des Saint-Laurent de France


Le patrimoine religieux des Saint-Laurent de France

L'église de Saint-Laurent-d'Agny



Le site

L'église de Saint-Laurent-d'Agny
La commune de Saint-Laurent-d'Agny s'étale pour une part sur le plateau, et d'autre part sur les premières pentes des Monts du Lyonnais.

Le vocable de l'église apparaît en 1239 « Sancto Laurentio »(1), on disait aussi« Sanctum Laurentum Subtus Dagnus »(2).

Le village fut appelé Agny pendant la Révolution.
La place de l'église, qui était occupée au sud-est par le cimetière, a été réaménagée au XlXème siècle, du fait de la reconstruction de l'église et du déplacement du cimetière.
Les maisons encerclaient l'église, et ce n'est qu'en 1961 que la place a pris sa forme actuelle après la démolition du Café Forel acquis par la commune.


(1) M.C.Guigue. Polyptique de Saint-Paul. Lyon,1875 XVIII
(2) Grand cartulaire d'Ainay, Charte 178 p : 400 et 401.

L'histoire

L'église de Saint-Laurent-d'Agny
L'ancienne église de style roman, citée pour la première fois en 1239, se dressait sur une esplanade bordée d'un muret.

Sa silhouette massive s'incrustait au cœur du village et n'était pas visible de loin.

Sa façade principale se terminait par un fronton adouci ; un clocher massif dominait la travée du chœur tandis qu'une tourelle d'escaliers en permettait l'accès. Partiellement en ruines en 1806, elle est réparée en 1807. Le curé Peyzaret fait bâtir un nouveau chœur et la sacristie ainsi que deux chapelles latérales (Saint Laurent et la Sainte Vierge).

Le 4 octobre 1857 le Conseil Municipal vote sa démolition à cause de son état de vétusté et son exiguïté (la population de 700 habitants en 1790 était passée à 1100 habitants en 1850).

Le cimetière avait déjà été transféré à son emplacement actuel, route de Taluyers, le 14 février 1846.

Le 9 juin 1858 le Conseil Municipal lance un appel d'offres à des entrepreneurs selon les plans de l'architecte Clair Tisseur (plus connu comme écrivain sous le pseudonyme de Nizier de Puits Pelu). Clair Tisseur avait alors 31 ans : c'est une des premières églises qu'il réalise.

Cadastre de 1813
Cadastre de 1813
La nouvelle église a pu être construite grâce à une importante souscription qui complétait la somme mise par le Conseil Municipal (le coût des travaux s'élevant à 60888 Francs) et c'est le 2 septembre 1860 qu'elle était consacrée et inaugurée solennellement par le Chanoine Condamin mandaté par le Cardinal de Bonald.

En 1961 la démolition d'une maison acquise par la commune permet l'alignement de la route départementale n°36 qui passait auparavant derrière l'église.

Eglise avant 1961
Eglise avant 1961

Eglise actuelle
Eglise actuelle

Travaux à l'intérieur de l'église (suite au Concile Vatican II)

Vue intérieure de la nef avant 1965
Vue intérieure de la nef avant 1965
Le 3 juillet 1965 Monsieur André Jaillet, maire, expose au Conseil Municipal qu'il a reçu une demande de Monsieur le Curé Richard, concernant divers travaux : « enlèvement de la chaire et de la table de communion, déplacement du maître autel, ce qui obligera à refaire le carrelage du chœur .

Le Conseil Municipal, considérant que ces travaux ne peuvent nuire au caractère artistique de l'édifice ni compromettre sa solidité, donne un avis favorable à ce projet. »

(3) délibération du Conseil Municipal du 3 juillet 1964

Les travaux seront exécutés à la fin de 1965.

Vue intérieure de la nef après 1965
Vue intérieure de la nef après 1965
En 1979, la commission paroissiale demande au Conseil Municipal l'installation d'un chauffage à air pulsé dans l'église.

Les travaux seront pris en charge par la commune qui obtient une subvention du Conseil Général d'un montant de 40000 f. (somme obtenue le 17 juillet 1979).

En mai 1985 la commission paroissiale présente à la municipalité un projet de travaux de rénovation de l'église.


L'église de Saint-Laurent-d'Agny
La commune prendra en charge la maçonnerie et l'électricité (travaux à la toiture, joints des pierres encadrant les vitraux, mise aux normes de l'installation électrique).

Les travaux de peinture seront financés par une souscription.

Une équipe de bénévoles rend visite à tous les foyers afin de rassembler les fonds nécessaires au financement des travaux.

La rénovation est exécutée en 1986.

Le mécanisme de l'horloge du clocher, qui nécessitait d'être fréquemment remonté , est remplacé en 1995 par un système électrique. Depuis le 6 mai 1996, l'ancien mécanisme de l'horloge rénové par la maison DESMARQUET est exposé dans la Salle du Conseil à la Mairie.

La rénovation complète de la toiture de l'église est effectuée en 1998.

En avril 1998, on réalise le pavage en granit du parvis de l'église et on y encastre des projecteurs destinés à l’illumination nocturne de l’église.

L'église de Saint-Laurent-d'Agny

DESCRIPTION - extérieur

Plan de l'église et repérage des vitraux.
Plan de l'église et repérage des vitraux.
L'église orientée à l'est est dotée d'un clocher porche et d'une sacristie de plan carré à pans coupés adossée à son chevet.

Elle est construite en moellons de pierre et en pierre de taille (granit) pour la façade ouest. Elle est couverte de tuiles mécaniques.

La façade est surmontée d'un clocher et d'une haute flèche en ardoise cantonnée de pyramidions qui rappellent ceux de l'église Saint Martin d'Ainay de Lyon.

DESCRIPTION - intérieur

L'église de Saint-Laurent-d'Agny
Il est traité dans le style néogothique avec une nef et deux collatéraux de cinq travées inégales, délimitées par deux rangées de quatre colonnes monolithiques (granit) couronnées de chapiteaux à feuillages souples et arrondis. Ces colonnes supportent les arcs brisés des collatéraux et la voûte sur croisée d'ogive de la nef.

L'abside à trois pans et la nef sont éclairées de hautes fenêtres en arc brisé garnies de vitraux

Les vitraux du chœur forment trois baies à une lancette :
> au centre, vitrail n°0 :
le Bon Pasteur, le Christ tenant un agneau dans ses bras
En bas : blason des Jordan

> à gauche, vitrail n°1
Saint Jean Baptiste vêtu d'une tunique et tenant une croix.
En bas : blason des Bourbon.

> à droite, vitrail n°2 :
Saint Jacques le Mineur tenant un bâton et un parchemin.
En bas : blason des Bourbon.

Les personnages sont rehaussés sur une sorte de piédestal orné de rinceaux au centre desquels figurent des blasons armoriés ; ils sont inscrits dans une niche architecturée.

Les vitraux de la nef :
> à gauche, dans la chapelle Saint Laurent, au-dessus de l’autel, oculus n°3 représentant Saint Laurent et son gril

> à droite, dans la chapelle de la Vierge, au-dessus de l’autel, oculus n°4, représentant une grisaille peinte en bleu et blanc

Sur le bas-côté droit, trois baies à une lancette :

> vitrail n°6 : Saint Jean l'Évangéliste sur une sorte de piédestal orné de rinceaux et inscrit dans une niche architecturée

> vitrail n°8 : Jeanne d'Arc auréolée
-inscription : « Souvenir de la mission de 1908 ».

> vitrail n°10 : Notre Dame de Lourdes apparaissant à Bernadette Soubirous
-inscription : « à la mémoire de Marie-Louise Inssieux » (vers 1920).

Sur le bas-côté gauche, trois baies à une lancette
> vitrail n°5 : Saint Claude avec les attributs de l'évêque, dans le même encadrement et avec le même blason que le n°0. (Blason des Jordan)

> vitrail n°7 : Saint François de Sales
-inscription : « donné par François Thignard »

> vitrail n°9, le Sacré-Cœur de Sainte Marguerite-Marie Alacoque, le seul comportant deux personnages inscrits dans une perspective.
-inscription : « à la mémoire de Gaspard Saumon »

À noter :
> Les vitraux 0,1,2,5 et 6 sortent d’un même atelier, de la seconde moitié du XIXème siècle

> Les vitraux 7 et 8 dans le même décor, sortent, certainement, eux aussi, d’un même atelier.

L'église de Saint-Laurent-d'Agny
Dans le tambour de l'église, à droite, se dresse le bénitier provenant de l'ancienne église : vasque à godrons, comportant une inscription gravée sur le pied : « donné par les garçons en 1807 ».

Dans le chœur, le maître-autel est en marbre blanc ; c’est l’autel commandé pour l'ancienne église en 1838 (4) Archives de la Fabrique.

Le bas-relief représente l'agneau pascal et les sept sceaux.

Les stalles et les boiseries en noyer qui garnissent le chœur ont un décor néo-gothique avec gâbles et pinacles ; elles ont été commandées en 1860 et payées en 1862 (5) Archives de la Fabrique, Archives diocésaines

Dans les chapelles latérales :

> à droite, l'autel de la Vierge comporte un tabernacle, le devant de l'autel est décoré d'un motif en bas-relief représentant la Nativité (réalisé par les sculpteurs Cony et Comparat en 1873).
Le retable est en stuc blanc de style néo-gothique, une niche placée dans une arcature brisée encadre une statue en marbre de Vierge à l'enfant couronnée (seconde moitié du XIXème siècle)

> à gauche, autel de Saint Laurent : la table est portée par trois colonnettes reposant sur un soubassement. Le retable, en stuc de style néo-gothique, abrite une statue de Saint Laurent.

Le chœur est surmonté d’une poutre de gloire, en fer forgé à volutes, supportant au centre un Christ, en plâtre polychrome, sur une croix tréflée en bois, de la seconde moitié du XIXème siècle.

L'église de Saint-Laurent-d'Agny
Au fond de l'église, à gauche, les fonts baptismaux (réalisés vers 1865), en pierre et bois, ont une cuve de forme octogonale. Des panneaux sculptés en bas-relief comportent des rosaces et des médaillons : à gauche, le poisson et la croix, à droite, la colombe du Saint Esprit, au centre, un cerf blessé ; de chaque côté figurent deux blasons : celui des Jordan que l'on retrouve sur deux vitraux et celui des Royer de la Bastie.

Dans le bas-côté sud, contre le mur se trouve le monument aux morts : deux plaques en marbre (sur lesquelles sont gravés les noms des soldats tombés au champ d’honneur), encadrent un panneau en mosaïque polychrome et dorée ; celui-ci sert de fond à une Piéta en plâtre (statue de Charles Barbarin, vers 1920) portée par une colonne en pierre surmontée d'un chapiteau.

Du même côté, un confessionnal, en noyer, de 1860.

Sur le mur, un tableau (huile sur toile) représente une Vierge à l'enfant : l'enfant pointe une lance sur la tête du serpent que la Vierge écrase du pied ; ce tableau, qui n’est ni signé ni daté, serait une copie inversée d'un tableau représentant l'Immaculée Conception peint par Carlo Maratta Camerano (1625-1713), pour l'église Saint Isidoro à Rome.

Contre le mur du fond de l'église de chaque côté de la porte, chacune sur un socle, se trouvent les statues en plâtre de Sainte Thérèse et de Saint Antoine de Padoue.

Bibliographie :
>pré-inventaire n°12, Saint Laurent d'Agny
>délibérations du Conseil Municipal de Saint Laurent d'Agny
>archives diocésaines
>archives Conseil de Fabrique

Rédaction : Georgette Bonjour, Annie Bret.
Illustrations : Jean Beautemps et Joël de Rouville

Dimanche 20 Février 2011
Yvan MARCOU
Lu 5089 fois

Nouveau commentaire :

ACTUALITÉ | QUI SOMMES NOUS ? | Le conseil d'administration | Les Saint-Laurent de France en 2019 | La vitrine des Saint-Laurent de France | TOURISME & CAMPING-CARISTES | AGENDA des Saint-Laurent. | LES RASSEMBLEMENTS | LE LIEN - journal des Saint-Laurent de France | TOURISME - Les Saint-Laurent de France à la carte | LA GASTRONOMIE | Le patrimoine religieux des Saint-Laurent de France | NOS DOSSIERS | LIVRE D'OR | Informations légales