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La réforme du classement des hébergements de tourisme.



Réunion de travail sur la réforme du classement des hébergements touristiques du 22/10/2007.

La réforme du classement des hébergements de tourisme.
Luc Chatel a réuni le 22 octobre les professionnels du secteur en vue de moderniser le classement des hébergements de tourisme. De nouveaux critères liés à l’accessibilité, au développement durable et à la qualité des services permettraient d’accroître l’attractivité de l’offre touristique française.
Six groupes de travail remettront leurs travaux au secrétaire d’Etat chargé de la Consommation et du Tourisme avant la fin 2007.


Discours de Luc CHATEL, secrétaire d'Etat chargé de la Consommation et du Tourisme.

La réforme du classement des hébergements de tourisme.
Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir aujourd’hui à Bercy pour amorcer une réforme qui me tient à cœur : celle du classement des hébergements touristiques.

Je sais que beaucoup a déjà été fait. Je pense en particulier au groupe de travail constitué en février 2007 sur la réforme du classement des hôtels de tourisme, au rapport de la mission d’audit de modernisation, conduite conjointement par l’inspection générale des finances, le conseil général des ponts et chaussées et l’inspection générale de l’administration en juin 2007, mais également aux travaux du Conseil économique et social.

Je sais aussi toute la part que les uns et les autres avez prise dans cette réflexion de qualité sur laquelle je souhaite me fonder pour engager, avec tous les acteurs, la réforme qui permettra à notre pays de conquérir le touriste de 2020.

Ce touriste, nous ne le connaissons pas encore mais une chose est certaine, si nous n’adaptons pas notre offre à ses attentes, si nous ne la rendons pas plus lisible, il ne choisira pas la France.

Dans un contexte où le nombre de touristes doit doubler d’ici 2020, où l’offre touristique des pays émergents est de plus en plus attractive, la France doit avoir une vision prospective et stratégique, pour affronter la concurrence mondiale.

Nous le savons, si elle veut rester la première destination touristique au monde, la France doit, par l’effort conjugué de tous ses acteurs :
- améliorer son image à l’étranger ;
- rénover et améliorer la qualité de son offre touristique ;
- favoriser l’investissement du secteur privé indispensable au renouvellement de l’offre, avec un effort particulier en faveur du tourisme d’affaires ;
- développer un tourisme durable ;
- améliorer la qualité de l’accueil.

Cette offre, elle doit être lisible et répondre à des critères qualitatifs compréhensibles par la clientèle française et internationale. Ceci est particulièrement vrai pour le classement hôtelier, mais pas seulement.

Cette réforme ambitieuse est attendue par la profession. Elle est nécessaire et revêt un caractère stratégique pour la compétitivité du secteur de l’hébergement.

Un classement pertinent et approprié, c’est un outil marketing très efficace qui va générer un retour sur investissement :

- pour les hébergements indépendants où il offre au client une garantie de qualité de service, la plupart du temps réservée aux seuls hébergements ayant marques et labels ;
- pour les grands groupes où il offre une lisibilité internationale indispensable pour le référencement auprès des voyagistes et pour capter la clientèle étrangère.

A cette réforme, je veux fixer deux objectifs principaux : moderniser les critères et la procédure de classement des hébergements de tourisme.

Moderniser les critères de classement, cela signifie :

a) Adapter les critères « physiques » des classements existants à l’évolution de la demande, tout en prenant en compte la réalité économique du secteur ;

b) C’est également intégrer de nouveaux critères liés à la qualité de service, l’accessibilité et le développement durable. Naturellement, la montée en gamme impliquera une part croissante de critères qualitatifs ;

c) S’agissant du référentiel, si cela devait être pertinent, une base de critères communs pour tous les hébergements pourrait être définie. Cette base serait bien entendu complétée par des critères spécifiques à chaque type d’hébergement ;

d) Moderniser les critères de classement, c’est également prévoir les mêmes niveaux de classement pour tous les hébergements. A cet égard, la question de la création d’une 5ème étoile et d’une catégorie « économique » devra être sérieusement abordée ;

e) Enfin, il conviendra d’examiner sérieusement la possibilité de créer un classement pour les chambres d’hôtes ;

Ensuite, nous devons moderniser la procédure de classement.

Les politiques publiques sont aujourd’hui soumises à un impératif de performance qui renvoie à une triple exigence d’efficacité, de qualité du service rendu et d’économie dans la gestion des finances publiques. Pour relever le défi de l’efficacité et de la performance, l’Etat procède depuis juin 2007 à la révision générale des politiques publiques dont les conclusions seront connues d’ici la fin de l’année.

Dans ce contexte, le rôle de l’Etat dans les procédures de classement des hébergements de tourisme, doit être repensé pour que, sans nuire à la qualité de ces classements, il trouve sa juste place.

Plusieurs questions se posent à nous pour que le classement soit plus fiable, évolutif, plus proche des attentes des consommateurs :

- Doit-il être obligatoire ou non ?
- Doit-il être temporaire ou pérenne ?
- Comment peut-on mettre à jour régulièrement les grilles de classement ? Doit-il s’agir d’une décision paritaire ? A quelle fréquence ?

Quoiqu’il en soit, pour des raisons évidentes de cohérence et de lisibilité, il me paraît essentiel que la procédure de classement soit la plus homogène possible, quels que soient les types d’hébergements.

Bien entendu, dans l’éventualité d’une réduction du rôle de l’Etat dans les contrôles, je serai vigilant à l’évolution des coûts que les professionnels auraient à assumer. En contrepartie, le classement doit devenir un gage de valeur ajoutée pour le client donc un atout commercial pour le professionnel.

D’ailleurs, je souhaite que l’ensemble du parc hôtelier classé puisse être référencé sur le site Internet de Maison de la France et bénéficie ainsi d’un outil marketing offrant une visibilité internationale.

Bien que tout le monde l’appelle de ses vœux, la montée en gamme de l’offre touristique française ne pourra être que progressive. Aussi, le nouveau référentiel devra tenir compte des ajustements nécessaires et ne pas être dissuasif.

Je ne souhaite pas non plus un référentiel à minima qui irait à l’encontre de la montée en gamme que je souhaite. Il faudra donc sans doute prévoir une révision plus fréquente du référentiel dans les premières années afin d’accompagner le secteur.

Ce chantier, que nous ouvrons aujourd’hui, est stratégique pour le secteur et je compte sur votre implication pour que nos travaux soient fructueux et constructifs.

Venons en à la méthode.


L’ORGANISATION DES TRAVAUX DE LA REFORME

Comme je l’indiquais au début de mon propos, de nombreux travaux ont déjà été réalisés sur ce sujet et je souhaite que votre réflexion les intègre pleinement.

En septembre je vous ai adressé un questionnaire portant sur les principes, la procédure et le référentiel de ce qui serait à vos yeux un classement moderne, fondé sur des critères actualisés et régulièrement contrôlés.

Les réponses transmises dont je vous remercie et qui sont de grande qualité ont été analysées par la direction du tourisme et je céderai tout à l’heure la parole au directeur du tourisme, Michel CHAMPON, afin qu’il nous les présente.

Les destinataires du questionnaire se répartiront dans des groupes de travail thématiques, présidés par des personnalités qualifiées dans le domaine en question.

Six groupes seront ainsi créés :

1) un groupe de travail plénier, d’abord, auquel deux missions seront confiées :
- élaborer la nouvelle doctrine sur les principes et la procédure des classements ;
- puis, valider les propositions des groupes de travail thématiques.

Ce groupe plénier représentatif de l’ensemble de la profession sera présidé par Michel CHAMPON.

2) Cinq groupes de travail thématiques, ensuite :

- un premier groupe sur la modernisation des critères « physiques » de classement, placé sous la direction de Jean François GIRAUD, Président de la confédération des professionnels indépendants de l’industrie hôtelière (CPIH) et de l’association hôtellerie et liberté qui regroupe les 5 centrales syndicales de la profession ;

- un deuxième groupe, sur l’intégration des critères liés à l’environnement, sous la direction de Guylhem FERRAUD (excusé), Président de la fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) ;

- un troisième groupe sur l’intégration des critères liés à l’accessibilité sous la direction d’Annette MASSON, président de l’association tourisme et handicap ;

- un quatrième groupe sur l’intégration des critères liés à la qualité de service sous la direction d’André MARCON (excusé), 1er Vice-président de l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie (ACFCI) ;

- Enfin, un cinquième groupe sur l’opportunité de classer les chambres d’hôtes sous la direction de Jean Pierre SERRA, Président de la fédération nationale des comités départementaux du tourisme (FNCDT).

J’ai adressé la semaine dernière à chaque président de groupe de travail une lettre de mission précisant les résultats attendus, la composition des groupes envisagée et un calendrier de travail.

Naturellement de nombreuses personnalités qualifiées pourront être auditionnées par les groupes de travail et certaines, si le président du groupe le juge opportun, les rejoindre.

Par ailleurs, je souhaite que les groupes de travail tiennent compte des réponses aux questionnaires afin que la discussion au sein de chaque groupe soit la plus productive possible.

Enfin, je tiens à souligner que je demanderai au Comité Permanent du Conseil National du Tourisme, que je rencontre la semaine prochaine, de participer activement aux travaux que nous engageons ensemble ce matin.

Un mot sur le calendrier. Je souhaite que les travaux des différents groupes de travail me soient remis le 15 décembre 2007.

Je réunirai début janvier 2008 le groupe plénier présidé par Michel CHAMPON pour acter les grands principes de cette réforme.

Dans un deuxième temps, de janvier à avril 2008, il nous faudra travailler sur trois aspects :

- l’élaboration de la nouvelle procédure de classement et la définition des rôles de chacun des acteurs ;
- l’élaboration concrète du nouveau référentiel, qui sera naturellement effectuée par l’ensemble des parties prenantes grâce aux travaux des groupes de travail thématiques ;
- l’élaboration des modifications législatives et réglementaires.

Cette réforme, nous la réussirons ensemble. Je sais que vous en mesurez l’enjeu.

Je vous remercie.

Vendredi 26 Octobre 2007
Yvan MARCOU
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